Église Saint-Étienne

Joyau néoclassique et héritage médiéval

La paroisse Saint-Étienne, fondée probablement au VIIIᵉ siècle par l’abbaye de Strasbourg qui portait le même nom, témoigne de l’importance médiévale de Rosheim. Son église, bâtie au XIIIᵉ siècle dans un style mêlant roman et gothique, fut détruite vers 1780, à l’exception de son clocher.

L’architecte Nicolas Alexandre Salins réalisa alors un chef-d’œuvre néoclassique à la façade monumentale inspirée des temples antiques. À l’intérieur, un mobilier d’époque signé Jean-Baptiste Pertois complète la visite, offrant un voyage unique dans le XVIIIe siècle.

Des origines médiévales à l’élégance néoclassique

Située à l’ouest de Rosheim, la paroisse Saint-Étienne remonte au VIIIᵉ siècle et relevait des évêques de Strasbourg. Son église médiévale, construite au XIIIᵉ siècle, combinait influences romanes et gothiques. Mal entretenue et trop exiguë, elle fut détruite vers 1780, ne conservant que son clocher roman. Nicolas Alexandre Salins de Montfort, architecte renommé, auteur du Château des Rohan à Saverne, conçut alors un édifice néoclassique d’exception d’inspiration antique : façade majestueuse ornée de quatre colonnes doriques, volumes harmonieux. À l’intérieur, le mobilier de la fin du XVIIIᵉ siècle, signé Jean-Baptiste Pertois, illustre le raffinement de l’époque et fait de l’église Saint-Étienne l’un des joyaux architecturaux d’Alsace. Les statues de la façade, Sainte Odile et Saint Arbogast, rappellent la tutelle de l’abbaye de Hohenbourg et de l’évêque de Strasbourg sur la ville.